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Réussir votre projet d’autoconsommation en 2020

Réussir votre projet d’autoconsommation en 2020


C’est le terme en vogue dans le secteur des énergies renouvelables et de l’écologie. L’autoconsommation séduit de plus en plus de personnes depuis 2012, en France et partout dans le monde. C’est un principe simple qui consiste à consommer l’énergie que l’on produit. Quand on parle d’autoconsommation, on pense en premier lieu à l’autoconsommation solaire. Cette pratique consiste à générer de l’électricité ou de la chaleur en se servant de l’énergie solaire, présente partout sur Terre et en quantité infinie. Si la théorie semble simple, la pratique est une autre paire de manches. D’autant plus que l’autoconsommation solaire souffre encore de quelques préjugés : coût d’installation élevé, mauvaise rentabilité, pas assez de puissance électrique générée, installation longue et compliquée… La liste est longue. Mais heureusement, la liste des avantages est tout aussi riche ! En effet, l’autoconsommation solaire est, à ce jour, la pratique la plus efficace pour diminuer l’utilisation du nucléaire et des énergies fossiles. En d’autres termes, la solution pour aider à diminuer les particules polluantes et protéger notre environnement. Mais encore faut-il passer le cap, et les interrogations autour de l’autoconsommation sont nombreuses. Dans ce guide, vous allez découvrir tous les rouages de ce système, de son fonctionnement à son utilisation, en passant par son installation, les financements et les personnes qualifiées pour prendre en charge vos travaux. Alors si vous souhaitez dissiper les derniers doutes sur le passage à l’autoconsommation, ce guide est fait pour vous !

Comprendre le contexte de l’autoconsommation

Avant de se lancer dans l’utilisation concrète des panneaux solaires et de l’autoconsommation, il faut comprendre le contexte autour de son émergence. Ce n’est pas nouveau, l’électricité est aujourd’hui un besoin vital pour une grande partie de la population mondiale. Qu’elle soit domestique, urbaine ou industrielle, l’utilisation du courant électrique nous amène à produire l’électricité en grandes quantités. Et la production, la transformation et le transport des énergies a un prix, aussi bien monétaire qu’écologique. Chaque ménage, entreprise ou collectivité locale paye pour pouvoir utiliser une certaine quantité d’électricité, et les sources de production à grande échelle sont majoritairement polluantes. Un tournant écologique s’opère depuis les années 2000, et les alternatives pour consommer l’énergie autrement ont vu le jour : réduire l’utilisation des appareils électriques, adopter des éco-gestes, produire des énergies renouvelables, et bien sûr, évoluer vers l’autoconsommation.


L’autoconsommation dans le monde

Parlons chiffres. Pour vous donner une idée, la part des énergies renouvelables dans la production électrique mondiale est passée de 9,3 % en 2018 à 10,4 % en 2019. C’est la première fois que les énergies renouvelables dépassent le nucléaire qui a pourtant augmenté de 3,2 % en 2019. Dans la part de la production de renouvelables, 90 % sont assurés par le solaire et l’éolien. C’est donc une première preuve que les centrales photovoltaïques marchent à plein régime. Car on parle bien de centrale photovoltaïque quand il s’agit de mesurer la production d’électricité. Il faut donc distinguer la part d’énergie consommée pour produire de l’électricité à l’échelle d’une ville ou d’un pays, et la part d’énergie consommée pour alimenter un logement en électricité. L’autoconsommation concerne cette dernière partie. Aujourd’hui, les besoins mondiaux en électricité pour alimenter l’industrie, les villes et les logements nécessitent de la production à grande échelle, d’où la présence encore forte des usines à charbon et des centrales nucléaires, capables de produire de l’électricité à haut rendement, sans discontinuer. Malheureusement, ces industries sont polluantes, et présentent des risques. Dans une logique éco-responsable, les particuliers se tournent de plus en plus vers l’autoconsommation pour réduire de manière plus significative leurs dépenses d’énergie.


Pourquoi les ménages français se lancent-ils dans l’autoconsommation ?

En dehors de la nécessité de réduire leur dépendance aux fournisseurs d’énergie, les Françaises et les Français passent à l’autoconsommation pour diverses raisons : volonté écologique, réduction des factures d’électricité, mieux consommer, vendre la production d’électricité… A chacun son fer de lance. Un court voyage dans le temps nous permet également de comprendre pourquoi et comment l’autoconsommation prend de plus en plus de place. Avant l’apparition du panneau solaire et sa démocratisation, il était impossible pour des particuliers de concurrencer les fournisseurs d’énergie. Avant cela encore, on ne pensait pas possible de créer de l’électricité en utilisant le soleil à l’échelle de la planète. Avec le temps et les avancées technologiques et scientifiques, l’utilisation du panneau solaire est arrivée sur le marché de l’énergie. C’est notamment en 2018 que le marché du panneau solaire et du photovoltaïque a connu son plus grand essor.


L’autoconsommation dans le temps

L’autoconsommation et l’utilisation du panneau solaire ne sont pas si récentes que ça. Cependant, l’accélération des innovations technologiques a rendu le phénomène abordable pour le  plus grand nombre depuis quelques années seulement, avec un réel changement entre 2008 et 2018. En 2008, quelques installations photovoltaïques sont installées sur les toits français. Cependant, et même si l’autoconsommation est légalement possible depuis les années 2000, la quasi-totalité des installations sert à la revente de l’électricité pour compenser le prix alors très élevé des panneaux solaires. Le prix de revente pouvait alors atteindre jusqu’à 60 c€/kWh, et commence à baisser en 2010. En 2015, 95 % des projets photovoltaïques concernaient la revente totale, ce qui laissait une part très faible à l’autoconsommation. En 2019, la tendance s’inverse, et ce sont désormais 99 % des projets solaires qui passent en autoconsommation.


Quel est l’impact du parc photovoltaïque en France ?

En 2019, la puissance totale du parc photovoltaïque français a atteint légèrement moins de 10 gigawatts (GW). Et cette production ne cesse d’augmenter de minute en minute. Sur un an, les installations photovoltaïques françaises produisent 11,6 Térawatt-heure (TWh). Cette puissance générée peut couvrir 2,4 % de notre consommation totale d’électricité.


Pourquoi passer à l’autoconsommation ?

Si vous cherchez à vous lancer dans l’aventure des énergies renouvelables tout en revendant votre surplus d’électricité, l’autoconsommation solaire est faite pour vous. Ce virage écologique représente un important changement des habitudes de consommation et de la gestion de vos dépenses énergétiques. Depuis 2 ans, l’installation de panneaux solaires s’est démocratisée à l’ensemble des ménages français et dans toutes les régions. Car l’autoconsommation n’est pas réservée uniquement aux zones les plus ensoleillées. Aujourd’hui, l’utilisation de panneaux photovoltaïques permet à la fois d’amortir le coût de l’équipement et son installation, mais également de gagner de l’argent sur le long terme.


Produire et consommer son électricité

L’avantage premier de l’autoconsommation, c’est la production et la consommation d’une énergie 100 % verte et renouvelable. C’est donc vous affranchir progressivement de la dépendance aux fournisseurs d’énergie, et donc de la production d’électricité par le nucléaire ou par le charbon. Oui, mais que se passe-t-il lorsqu’il n'y a plus de soleil pour alimenter vos panneaux photovoltaïques ? Votre installation prévoit alors de basculer sur le réseau urbain pour répondre à vos besoins en électricité la nuit. Il est donc important d’adapter vos habitudes de consommation pour utiliser au maximum vos panneaux solaires. Par exemple, vous pouvez utiliser vos appareils énergivores et recharger vos équipements électroniques de jour plutôt que de nuit. Finalement, la pratique de l’autoconsommation se fait à l’inverse du principe d’heure creuse et d’heure pleine. Avec un fournisseur d’électricité classique, il est conseillé de faire tourner vos machines et autres appareils gourmands en énergie la nuit, lorsque le tarif est moins élevé. L’autoconsommation vous permet de vous affranchir de ces contraintes et d’utiliser un maximum d’électricité de jour.


Faire des économies d’énergie

En produisant et en consommant votre propre électricité renouvelable, vous faites naturellement des économies d’énergie. On estime que les économies réalisées dès la première année permettent de réduire vos factures d’électricité de 20 à 50 % en moyenne. Mais la cerise sur le gâteau de l’autoconsommation, c’est la rentabilité opérée sur le long terme. Une installation photovoltaïque produit de l’électricité pendant 30 ans, pour des panneaux solaires conformes aux normes françaises et européennes. Selon leur utilisation, une production à plein rendement dure environ 10 ans. Pendant cette période, vous rentabilisez les coûts de la main d'œuvre et de votre équipement, et vous n’êtes également plus dépendant des fluctuations de prix du marché de l’énergie. En somme, ce sont des économies sur toute la ligne !


Revendre le surplus d’électricité

Vous l’avez compris, pour que votre installation photovoltaïque fonctionne parfaitement, il faut qu’elle soit raccordée au réseau. Ce raccordement vous permet non seulement d’utiliser vos appareils électriques en dehors des heures d’ensoleillement, mais également de vendre votre surplus d’électricité à EDF OA (Obligation d’Achat). Cette branche d’EDF a pour mission d’acheter tout ou partie de la production d’électricité générée par des panneaux photovoltaïques de particuliers. Au troisième trimestre 2020, les tarifs étaient les suivants :

Puissance de votre installation photovoltaïque Tarif du surplus (en €/kWh)
⩽ 3 kWc 0,10
⩽ 9 kWc 0,10
⩽ 36 kWc 0,06
⩽ 100 kWc 0,06

En moyenne, ces montants représentent 100 € par an.


Quelles sont les mesures de l’autoconsommation ?

W, kW, kWh, kWc… Pas facile de s’y retrouver avec toutes ces abréviations. Elles sont pourtant indispensables pour bien comprendre la puissance d’une installation et l’adapter au mieux à vos besoins :


  • W : le watt est l’unité internationale de puissance ou de flux d’énergie. Il rend hommage à l’ingénieur écossais James Watt qui a participé à la création de la machine à vapeur. 1 watt est égal à 1 joule par seconde.
  • kW : le kilowatt correspond à 1 000 watts. C’est l’unité la plus utilisée dans la mesure de puissance des moteurs thermiques et électriques.
  • kWh : l’unité kilowatt-heure est l’unité qui correspond à la consommation d’un appareil de 1 000 watts (1 kW) pendant une durée d’une heure. Le kWh est l’unité la plus utilisée pour mesurer l’énergie électrique.
  • kWc : le kilowatt crête est spécifique aux énergies renouvelables comme le solaire. Il définit la puissance maximale délivrée par une installation dans des conditions optimales. On parle aussi de “puissance nominale”.
  • kWh cumac : le kilowatt-heure cumac est l’unité utilisée dans le calcul des économies d’énergie. “Cumac” est l’association de la mention “cumulé” qui correspond à la consommation électrique sur toute la durée d’utilisation d’un équipement donné (sa “durée de vie”), et “actualisé” qui correspond à la réduction de la performance liée à l’obsolescence de l’équipement donné au fil du temps.

Comment réussir votre projet d’autoconsommation ?

Maintenant que vous en savez plus sur l’autoconsommation, vous devez en faire un projet viable. Pour que votre installation fonctionne de manière optimale, il faut qu’elle soit adaptée à votre logement et à votre consommation d’électricité. Pour cela, vous pouvez utiliser notre simulateur en ligne ou vous rapprocher de professionnels agréés et certifiés. Sinon, Sungen vous donne les réponses juste ci- dessous !


Pouvez-vous installer des panneaux solaires ?

C’est la première question à vous poser. Inutile de vous lancer dans des démarches si vous ne pouvez pas installer de panneaux solaires. Dans la majeure partie des cas, une installation photovoltaïque se pose sur le toit d’une maison. D’autres installations, du type pergola ou pare-soleil, existent également pour pallier une éventuelle orientation inadéquate. L’installation de panneaux solaires photovoltaïques ou thermiques va donc forcément transformer la structure de votre logement. A ce sujet vient s’ajouter la question de faisabilité de votre chantier et cette dernière prend en compte le type de bâtiment que vous habitez. En effet, certains logements ne peuvent pas accueillir d’installations photovoltaïques sur toiture, comme les bâtiments classés au “patrimoine historique”. Vous pouvez également consulter le Plan Local d’Urbanisme de votre commune. Certaines collectivités mettent en place des PLU qui peuvent interdire l’installation de panneaux solaires.


Identifier vos besoins en électricité

Vous avez confirmation que vous pouvez vous lancer dans un projet d’autoconsommation avec panneaux solaires ? La prochaine étape consiste à identifier votre consommation actuelle, et donc vos besoins en électricité. La méthode la plus simple et la plus efficace est de consulter votre facture. Selon les fournisseurs d’énergie, vous pouvez également avoir accès à l’évolution de votre consommation. En vous basant sur ce constat, vous pouvez identifier quels appareils électriques consomment le plus, et adapter votre utilisation en conséquence. Pour mesurer votre consommation d’électricité, il faut multiplier la durée moyenne d’utilisation de vos appareils par leur consommation. Pour être encore plus exact, vous pouvez ajouter 20 % d’énergie supplémentaire pour prendre en compte les pertes, le transport et la transformation d’électricité :


  • Eclairage : 8 ampoules de 7W utilisées 4h par nuit = 224 Wh/nuit
  • Téléphone portable : recharge de 5W pendant 4h = 20 Wh/jour
  • Ordinateur portable : recharge de 60W pendant 2h = 120 Wh/jour
  • Radio : 50W pendant 4h = 200 Wh/jour
  • Réfrigérateur : 500 Wh par jour et 500 Wh par nuit = 1000 Wh/jour

Pour alimenter un foyer sur la base de cette consommation, il faut compter 1 876 Wh de production photovoltaïque par jour. En y ajoutant l’utilisation d’autres appareils, une installation de 3 kWc peut largement suffire. 


Quelles sont les démarches administratives pour passer à l’autoconsommation ?

Pour gagner du temps et anticiper les travaux d’installation de panneaux photovoltaïques, renseignez-vous auprès de la mairie de votre commune. Cette dernière pourra vous donner des informations sur les différentes démarches administratives. Et qui dit démarches administratives, dit documents administratifs. Surtout quand votre projet d’autoconsommation nécessite un raccordement au réseau urbain pour la revente de surplus. Certaines municipalités encouragent fortement le passage à l’autoconsommation, et peuvent même vous offrir des conseils pour mieux gérer vos économies d’énergie. Dans les démarches administratives, on retrouve notamment :


  • Auprès de la mairie :
    • Remplir un formulaire CERFA 13703 pour la déclaration des travaux. 
    • Joindre à votre dossier plusieurs éléments comme le plan masse de l’implantation des panneaux solaires, le plan des toitures de votre logement, une projection de l’impact de l’installation de panneaux solaires sur votre toiture.
  • Auprès de la DIDEME (Direction de la demande et des Marchés Énergétiques) : faire la demande de l’autorisation pour exploiter votre installation photovoltaïque et devenir producteur.rice d’électricité.
  • Auprès d’EDF : pour la demande de raccordement qui prend en compte les éléments suivants :
    • Les fiches de collecte de renseignement de votre installation
    • Le permis de construire ou la déclaration de travaux
    • Le schéma de l’installation
    • L’attestation d’assurance de responsabilité civile
    • L’attestation de conformité du Consuel et les documents d’attestation de conformité aux normes des produits à installer

Comment trouver un bon installateur de panneaux solaires ?

Pour que votre projet d’autoconsommation soit un succès, il faut en confier la réalisation à des installateurs de panneaux solaires de confiance. Et quand on connaît le nombre d’entreprises présentes sur le marché, la tâche n’est pas simple. Heureusement, quelques méthodes existent pour repérer les entreprises mal avisées et les professionnels qualifiés. Généralement, un coup d'œil sur le site de certaines entreprises suffit pour reconnaître les malfrats. Mais certains peuvent encore maintenir une vitrine digitale pour donner le change. Dans ce cas, vérifier les informations auprès de sites comme infogreffe.fr ou societe.com. Ces sites vous permettent de trouver en quelques clics les informations fiscales et juridiques d’une entreprise. Vous pouvez également consulter la liste des installateurs agréés dans votre département sur le site faire.fr en sélectionnant le domaine de travaux “Panneaux photovoltaïques”. Dans ce réseau, assurez-vous de ne contacter que des entreprises certifiées RGE Qualibat, Quali’PV ou QualifElec en demandant des attestations à jour.


Calculer le volume de production de votre installation

Il existe plusieurs facteurs pour estimer de façon globale la production de votre installation photovoltaïque.


  • La puissance crête ou puissance nominale : cette mesure indique la puissance fournie par une installation dans les meilleures conditions possibles, soit environ 1 kW / m2.
  • La localisation de votre logement : La France est divisée en 4 zones qui prennent en compte différentes conditions d’ensoleillement qui influent sur la performance de vos panneaux solaires. On distingue donc :
    • Le Nord Est : production annuelle moyenne comprise entre 900 et 1 100 kWc.
    • La zone de la Bretagne à la Haute-Savoie : production annuelle moyenne comprise entre 1 100 et 1 200 kWc.
    • La zone du Sud-Ouest et du Nord de la région Rhône-Alpes : production annuelle moyenne comprise entre 1 200 et 1 300 kWc.
    • Le Sud-Est et la Corse : production annuelle moyenne comprise entre 1 300 et 1 500 kWc.

production photovoltaïque selon l’emplacement géographique

  • L’orientation et l’inclinaison de votre toit : en règle générale, on estime que pour un rendement optimal, l’inclinaison d’un panneau solaire doit être de 30°. Cependant, cette inclinaison peut varier en fonction de l’orientation de votre toit :

Inclinaison Ouest Sud-Ouest Sud Sud-Est Est
93 % 93 % 93 % 93 % 93 %
30° 90 % 96 % 100 % 96 % 90 %
45° 84 % 92 % 96 % 92 % 84 %
60° 78 % 88 % 91 % 88 % 78 %
90° 55 % 66 % 68 % 66 % 55 %

  • La température des panneaux solaires : pour que le rendement de votre installation solaire soit idéal, la température de vos panneaux photovoltaïques doit être de 25°C. On parle bien dans ce cas de la température des panneaux et pas de la température extérieure.

L’autoconsommation, combien ça coûte ?

Une fois que la faisabilité de votre projet d'autoconsommation est avérée, et que vous avez identifié vos besoins en électricité, il faut s’atteler au budget. Entre le coût des équipements et de la prestation de pose des panneaux par les artisans RGE et les financements disponibles, la production d’électricité grâce aux panneaux solaires prend en compte de nombreux paramètres. Gardez en tête que l’autoconsommation est rentable sur plusieurs années et que les économies faites restent très importantes.


Coût des équipements solaires

Estimer le prix d’un panneau solaire revient à estimer le prix de l’ensemble de ses composants, c’est à dire :

  • Le ou les panneaux photovoltaïques,
  • L’onduleur central ou les micro-onduleurs,
  • Le support de fixation à la toiture,
  • Les consommables (câbles, raccordement, jointures…)

A l’équipement seul viennent s’ajouter les frais annexes :

  • Prix de l’installation par des artisans RGE certifiés,
  • Les démarches administratives,
  • Le raccordement au réseau,
  • La mise en sécurité,
  • La mise en service.

Les tarifs pratiqués évoluent selon le marché et les différents acteurs. Aujourd’hui, le coût d’une installation solaire se calcule surtout selon la puissance choisie.


Les coûts à prévoir après l’installation

Passer à l’autoconsommation et installer des panneaux solaires nécessite de prévoir plusieurs coûts annexes. On ne le dira jamais assez, l’autoconsommation vous permet de réaliser de belles économies d’énergie sur le long terme ! Donc il faut voir toutes ces dépenses comme des investissements futurs. Parmi ces dépenses, on trouve notamment


Le paiement annuel du TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux publics d’Electricité).

Ce paiement correspond à la rémunération des gestionnaires de réseau de transport et de distribution de l’électricité comme RTE, Enedis et les organismes locaux. Le montant du TURPE est relativement faible :


Type d’installation photovoltaïque
 (puissance inférieure à 36 kWc)
Montant du TURPE TTC
Autoconsommation avec vente du surplus 10,512 €
Vente totale 42,624 €

Le remplacement de l’onduleur central

Cette pièce, nécessaire pour transformer le courant continu généré par les panneaux photovoltaïques en courant alternatif, a une durée de vie moyenne de 8 à 12 ans. Le prix d’un onduleur dépend, comme pour le panneau photovoltaïque, de la puissance choisie :

Puissance nominale (W) Prix
3 000 W 1 400 € à 1 750 €
2 800 W 1 390 € à 1 500 €
2 500 W 1 260 € à 1 990 €

De nombreux professionnels proposent des extensions de garanties pour éviter de payer un nouvel onduleur à prix coûtant. Généralement, cette garantie coûte entre 200 et 1 200 €. Pour éviter d’être dépendant.e de la durée de vie d’un onduleur central, vous pouvez opter pour une installation avec micro-onduleurs, garantis 20 ans.

Déclarer votre installation aux impôts

Si la puissance de votre installation est inférieure ou égale à 3 kWc, vous n’êtes pas imposable au titre de l’impôt sur le revenu, que ce soit en vente totale ou en autoconsommation. Le revenu de votre installation devient imposable si la puissance de votre installation est supérieure à 3 kWc. 2 cas de figure s’appliquent :


  • Si votre revenu est inférieur à 305 €, vous devez le déclarer mais vous ne serez pas imposé.e.
  • Si votre revenu est supérieur à 305 €, un abattement forfaitaire de 71% s’applique et seuls 29 % de vos revenus sont imposables.

Il faut également prendre en compte un taux de prélèvements sociaux de 15,5% applicable au revenu imposable s’il est supérieur à 61 €.


Quels sont les différents types de panneaux solaires ?

panneaux solaires

Entamer un projet d’autoconsommation grâce aux panneaux solaires peut concerner différentes utilisations de l’énergie. Certains panneaux solaires servent à alimenter un logement en électricité mais également en eau chaude sanitaire ou en chauffage. Il existe donc des technologies spécifiques à chaque utilisation, avec un fonctionnement propre.


Les panneaux solaires photovoltaïques

Pour comprendre ce qu’est un panneau solaire photovoltaïque, il faut remonter dans le temps et s’intéresser au phénomène du même nom. L’effet photovoltaïque a été découvert en 1839 par le physicien Antoine Becquerel.Il s’agit, à l’origine, d’un principe scientifique qui repose sur la création de courant alternatif par l’intervention des particules lumineuses sur la mobilité des électrons présents dans un métal semi-conducteur comme le silicium ou le sélénium. Il faudra ensuite attendre jusqu’en 1883 pour que la première cellule photovoltaïque voit le jour, et 1953 pour l’apparition du premier panneau solaire par les chercheurs américains Gerald Pearson, Darryl Chapin et Calvin Fuller. L’équipement utilise le principe photovoltaïque pour un usage quotidien en transformant le courant alternatif en courant continu via un onduleur. Les panneaux solaires photovoltaïques sont donc les superstars de la production d’électricité verte !


Les panneaux solaires thermiques

Si les panneaux solaires photovoltaïques servent à produire de l’électricité pour alimenter les appareils d’un logement, les panneaux solaires thermiques servent à la production d’eau chaude sanitaire. Cette fois-ci, ce n’est pas la lumière du soleil qui intervient mais sa chaleur. C’est pour cela qu’on appelle les panneaux solaires thermiques des chauffes-eau solaires. Ces équipements sont composés de 3 éléments :


  • 2 à 3 panneaux solaires d’une surface standard de 2,5 m2 pour capter la chaleur.
  • Un cumulus d’eau chaude, d’une contenance qui varie de 200 à 300 litres.
  • Un fluide caloporteur pour transporter la chaleur des panneaux jusqu’au cumulus.

L’installation de panneaux solaires thermiques permet en moyenne de réaliser 40 à 50 % d’économie sur la partie eau-chaude de votre facture. Cette partie représente environ 35 % des factures d’électricité. Au final, c’est donc 15 % de réduction faite sur vos factures d’électricité.


Les panneaux solaires hybrides

De la même manière que les panneaux solaires aérovoltaïques combinent les deux technologies, les panneaux hybrides sont un mélange de panneaux photovoltaïques et de panneaux thermiques. Ils servent donc à la production d’eau chaude sanitaire et d’électricité. On les appelle également panneaux PVT. Leur fonctionnement ne diffère que très peu des autres types de panneaux solaires. Les 2 faces sont fonctionnelles :


  • La face exposée produit de l’électricité grâce aux cellules photovoltaïques.
  • La face cachée concentre la chaleur pour la production d’eau chaude sanitaire ou de chauffage.

Sur ce fonctionnement, on distingue 2 types de panneaux solaires hybrides :


  • Les panneaux solaires hybrides PV/T à air ou panneaux aérovoltaïques :  Ils récupèrent l’air chaud produit à l’arrière des panneaux solaires photovoltaïque afin de chauffer le logement grâce à une VMC.
  • Les panneaux solaires hybrides PV/T à eau :  Ils sont munis de capteurs solaires dotés d’un échangeur thermique à eau. Il est donc en mesure de produire de l’eau chaude sanitaire.

Les panneaux solaires monocristallins, les panneaux solaires polycristallins

Nous l’avons vu plus haut, un panneau solaire est composé de silicium, un matériau semi conducteur qui permet la production et la circulation du courant. C’est le cas de plus de 90% des panneaux solaires fabriqués et vendus dans le monde. Pour permettre d’adapter les panneaux solaires à tous les types d’utilisation, il existe 3 façons d’utiliser le silicium :


  • Le silicium monocristallin : Il est conçu à partir d’un bloc de silicium pur et n’est composé que d’un seul cristal. Si les panneaux solaires qui emploient ce procédé sont plus coûteux, ils s’avèrent de bien meilleure facture. Leur rendement est le plus haut du marché, de 18 à 24 % et une puissance comprise entre 300 et 360 Wc.
  • Le silicium polycristallin ou multicristallin : Fabriqué à partir des chutes de silicium monocristallin, le silicium polycristallin est moins cher à produire. Cependant, un panneau solaire polycristallin a un rendement moins élevé que son homologue qui varie entre 11 et 18 %, et une puissance comprise entre 250 et 275 Wc.
  • Le silicium amorphe : Voué à disparaître progressivement, le silicium amorphe compose aujourd’hui très peu de cellules photovoltaïques. Les dernières restantes sont amenées à disparaître progressivement. Et pour cause, le silicium amorphe ne permet un rendement que de 5 à 7 %.

L’entretien des panneaux solaires

Généralement, la maintenance des panneaux solaires peut être faite une fois par an, lors d’un nettoyage après l’automne pour évacuer les feuilles mortes. Ce nettoyage peut se faire avec un balai télescopique et de l’eau tiède. En règle générale, la pluie et le vent suffisent à conserver vos panneaux solaires propres. Quant à la neige, elle peut rester sur le panneau solaire si :

  • L’épaisseur de la couche de neige est supérieure à 10-15 cm
  • La pente du toit n’est pas assez raide pour que la neige tombe naturellement

Vous pouvez alors la faire tomber en la poussant délicatement avec un balai similaire à celui utilisé par le nettoyage.


Les financements pour passer à l’autoconsommation

Pour accompagner les ménages français dans leur passage à l’autoconsommation, l’Etat a mis en place plusieurs solutions de financement. De plus, certaines collectivités incitent à l’autoconsommation grâce à des aides financières locales. Cumulées, ces aides permettent de financer une importante partie des travaux d’installation des panneaux photovoltaïques.


La prime à l’autoconsommation

Cette aide de l'État permet aux Françaises et aux Français qui souhaitent se mettre à l’autoconsommation de financer une partie de leur projet ou d’amortir les coûts de l’installation. Pour y être éligible, les conditions sont relativement simples :

    • Opter pour de l’autoconsommation avec vente de surplus. 
    • Faire réaliser vos travaux par un installateur RGE QualiPV, QualiBat ou QualifElec.
    • L’installation photovoltaïque doit être positionnée sur votre toit ou une zone qui remplit l’une des fonctions suivantes : allège, bardage, pare-soleil, garde-corps, ombrière, pergolas ou mur-rideau.

La prime à l’autoconsommation ne dépend pas des conditions de revenus, et elle varie selon la puissance de l’installation :

Puissance de l’installation photovoltaïque Montant d’aide versé pour chaque kWc installé
Inférieure ou égale à  3 kWc 390 €
Entre 3 et 9 kWc 290 €
Entre 9 et 36 kWc 170 €
Entre 36 et 100 kWc 80 €

La prime est versée sur les 5 premières années de fonctionnement de vos panneaux solaires. C’est EDF OA qui la verse tous les ans, sous réserve de récupérer le CRAE (Contrat de Raccordement d’Accès et d'Exploitation) dûment complété par votre installateur de panneaux solaires.


L'Éco-prêt à taux Zéro

Comme son nom l’indique, l’éco-prêt à taux Zéro (éco-PTZ) est un prêt bancaire qui permet aux particuliers d’emprunter sans intérêt pour financer leurs travaux de rénovation énergétique. Les champs d’application concernent notamment l’installation de systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire qui utilisent les énergies renouvelables. Les panneaux solaires thermiques, hybrides et aérovoltaïques sont donc éligibles. Pour bénéficier de l’éco-PTZ, il faut remplir certaines conditions : 

    • Faire réaliser vos travaux par des artisans RGE.
    • Réaliser des travaux dans une résidence principale construite avant le 1er janvier 1990.

Le taux de TVA réduit

Les propriétaires d’installations photovoltaïques, d’une puissance inférieure ou égale à 3 kWc, raccordées au réseau peuvent bénéficier d’un taux de TVA à 10%.


Les aides locales

Pour appuyer les aides desservies par l’Etat, certaines régions et certains départements proposent des aides financières pour tous les particuliers qui souhaitent passer à l’autoconsommation, ou qui résident dans des zones rurales qui ne sont pas raccordées au réseau électrique.


Ma Prime Rénov’

Cette aide est venue remplacer très récemment le Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE). Elle s’adresse à l'ensemble des ménages et concerne tous les travaux de rénovation énergétique, dont certains chantiers solaires :

Equipement concerné Ménages aux ressources très modestes Ménages aux ressources modestes Autres ménages jusqu’au décile de revenus 8 Déciles de revenus 9 et 10
Chauffage solaire combiné 8 000 € 6 500 € 3 000 € 0 €
Chauffe-eau solaire 4 000 € 3 000 € 2 000 €0 €


La Prime Coup de Pouce

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Pour conclure

Vous l’avez compris, entre le type de panneaux solaires à utiliser, l’utilisation que vous souhaitez en faire, la puissance requise, le surplus à revendre… L’autoconsommation est un virage qui suppose de vous documenter en amont, et d’être accompagné.e par les bons interlocuteurs. Pour vous aider à y voir plus clair, Sungen répond à toutes vos questions et vous éclaire pour mener à bien votre projet. Nos conseillers sont à votre disposition, et prennent le temps de passer en revue, avec vous, votre projet d’autoconsommation. Sungen, c’est aussi un réseau d’artisans RGE Qualibat’, QualiPV et Qualifélec répartis dans toute la France. Alors n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez passer à l’autoconsommation en toute sérénité !